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Après un an de gestion des micro crédits alimentés par les Fonds de l'escorte : Lawani édifie l'opinion, Sakinatou fait le bilan

Bilan oblige, nul n'à le droit d'oublier que le programme des micro crédits aux plus pauvres lancée en février 2007 par le Dr Boni Yayi, vient de boucler un an de gestion. Il est à cet égard convenable de s'arrêter pour apprécier les forces et tabler sur les faiblesses enregistrées pour pouvoir améliorer la prestation. C'est pourquoi la ministre Sakinatou a rencontré la presse pour donner une idée exacte de la gestion qui en a été faite durant cette période. Elle était aux côtés du ministre des finances. Ce dernier a profité de cette occasion pour  lever l'équivoque de mal gestion des ressources de l'escorte. C'était dans les locaux du ministère des finances jeudi 11 septembre dernier.

 

Il convient de reconnaître que cette sortie médiatique répond par-dessus tout au souci de la bonne gouvernance et à l'obligation de compte rendu, deux principes chers au Dr Boni Yayi. Entrant dans le vif du sujet, Soulé Mana Lawani a battu en brèche l'affirmation qui touche les ressources que génère l'escorte. Tout le monde le sait. Ce qu'il convient d'appeler aujourd'hui affaire fonds de l'escorte a fait grand bruit à un moment donné. En effet, d'aucuns avaient pensé que les fonds de l'escorte sont mal gérés. Pis, ils seraient détournés à d'autres fins. Faux, rétorque le ministre des finances. L'argentier national persiste et signe que ces fonds servent à ce à quoi ils sont destinés.

 

A savoir, financer les jeunes qui sont porteurs de projets bancables. Aider les populations démunies avec la  micro finance. On parle à cet effet de micro crédits aux plus pauvres. Ils servent de surcroît à donner une bouffée d'oxygène autrement dit, promouvoir les petites et moyennes entreprises (Pme). Grâce à ces fonds, 22 milliards 100 millions ont été budgétisés pour la toute première fois au Bénin, notamment au titre de l'exercice 2008. Il est permis au regard de ces explications de croire que l'usage des fonds de l'escorte sont en droite ligne de l'objectif décliné par le Chef de l'Etat depuis février 2008, date du démarrage de l'opération.

 

Mais là où le bat continu de blesser est que les cas d'accident sont légions sur les routes. Surtout au niveau de certaines agglomérations. Même si la douane est rétablie dans ses prérogatives, le taux de tuerie augmente de façon effroyable. Le dernier cas d'accident à l'issue duquel on a déploré la passation des vies humaines à trépas est celui survenu à Kilibo un de ses quatre matins. Cela tout simplement parce que les chauffeurs qui sont chargés de convoyer les véhicules d'occasion vers les pays destinataires roulaient en permanence à tombeau ouvert. Cet énième drame a amené les responsables qui s'en occupent à envisager déjà des dispositions sécuritaires qui s'imposent pour corriger le tir selon le ministre des finances.     

 

Micro finance, pour quel bilan ?    

Et puisque ce sont les fonds de l'escorte qui alimentent la caisse de la structure mise en place pour dérouler l'opération, il a paru nécessaire au ministre Sakinatou de s'attarder sur le financement des projets déposés par les jeunes. Cela ne l'a pas empêché de se réjouir du bilan qui découle du premier anniversaire de l'initiative du Chef de l'Etat parce qu'il est satisfaisant à ses yeux. La structure qui gère cela est le Fonds national pour la promotion de l'entreprise et pour l'emploi des jeunes (Fnpej). Et au ministre Sakinatou d'appuyer Lawani à ce sujet en avançant des chiffres. Elle indique qu'à la date du 31 juillet 2008, environ 6 milliards 105 millions ont été dépensés dans le cadre du financement des projets. Partant, 13.500 emplois sont crées par le truchement de l'Agence nationale pour la promotion de l'emploi (Anpe). 312 primo demandeurs d'emploi sont satisfaits.

 

D'autres milliers de jeunes organisés en association en ont aussi bénéficié. 49 Pme qui aspirent à l'extension de leur structure ont été également appuyées. 2 milliards 335 millions ont servi à financer des projets. Pour l'essentiel, environ 5 milliards de francs CFA ont été débloqués au niveau national. Le Fnpej procède, le cas échéant, par acompte afin de canaliser correctement les bénéficiaires de l'appui du  Fonds. Glosso modo, le programme de micro crédits se porte à merveille lorsqu'on sait que le taux d'impayés est de 1,02 %. Le taux de retard s'élève pour sa part à 2,5 %. Il y a de quoi se féliciter surtout, car ces taux sont en harmonie avec les normes en la matière selon la ministre. Tant, l'option de la domiciliation des comptes du Fonds à la Beceao a fait engranger un taux d'intérêt de 400 millions de francs CFA à l'Etat.

 

A la question de savoir si au regard des chiffres exorbitants qu'avancent certains responsables dans les médias le leurre est de mise. Elle fait sienne la parole du ministre des finances pour marteler  à l'occasion que les ressources qui émanent des activités de l'escorte servent réellement à financer les projets des jeunes. Les demandes de financement de projets débordent. Pour ce fait, une dotation supplémentaire de 4 milliards a été effectuée. A cela viennent s'ajouter 10 milliards débloqués en 2007. Malgré cela, les besoins augmentent. 10 autres milliards sont prévus dans le cadre du collectif budgétaire. C'est le témoignage concret que le programme suscite un engouement inimaginable au niveau des couches ciblées. A noter pour finir que les dossiers concernant respectivement l'équipement du Smau en matériel médical qui a débouché sur un marché gré à gré ainsi que le parc automobile de l'Etat ont fait l'objet d'éclairage du ministre des finances.

Ishola DJIGUIN

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