Quotidien béninois d'informations, d'analyes, d'investigations et de publicité

Afrigator

Descente de l’Ige à la mairie de Cotonou : Jacques Alidou Koussé ne doit pas lâcher l’affaire

alidou-koussenicephore_sogloTelle une traînée de poudre, on annonce la probable descente de l’Inspection générale d’Etat à l’Hôtel de ville de Cotonou. Mais c’est à peine si la puce est passée dans les oreilles que l’information est saupoudrée d’intentions politiques. En effet des esprits qui se croient plus malins s’acharnent déjà, par médias interposés, contre l’initiative. Pour les marchands d’illusions qui en réalité sont réfractaires à l’émergence des communes en se versant dans ce comportement nauséabond, il y a anguille sous roche. A leur entendement, auditer la mairie de Cotonou serait le témoignage concret de l’acharnement politique de Boni Yayi contre les Soglo. Embrigadant ainsi consciemment leur jugeote dans un intervalle d’illusions fermée de zéro à plus infini, ils évoquent la piste politicienne, passionnant de la sorte les débats. Mais pour tout spécialiste du développement, n’en déplaisent aux oiseaux de mauvais augure. Qu’on le veuille ou non, toutes les 77 communes on aujourd’hui besoin d’être évaluées. Et cela passe par l’audit technique pour identifier les goulots d’étranglement. Partant, les résultats de cet audit servirait de boussole pour savoir ce que vaut la décentralisation béninoise qui, nul ne peut le nier, balbutie malgré que nous en sommes à la deuxième expérience. Face à ce tableau peu reluisant, l’urgence tient à ce qu’elles soient auditées pour situer leurs niveaux de faiblesse une fois pour toute. Aujourd’hui, le bilan est donc peu reluisant. Si pour les uns le développement des communes est intrinsèquement lié au transfert des ressources, il n’en demeure pas moins avéré que pour les autres, le peu de ressources en terme de fonds qui est transféré, est emprunt d’une gestion peu orthodoxe. Et c’est là l’un des maux qui mine le décollage à la base. La bonne gouvernance manque ainsi au rendez-vous. En terme clair, l’Inspecteur général d’Etat ne doit pas jeter l’éponge pour montrer sa capacité à résister aux pressions politiques face à des dossiers qui touchent la bonne gestion des ressources d’Etat. Donc, si cela n’était pas décidé, il fallait l’inventer à plus forte raison que le gouvernement a décrété 2009 comme année du décollage communal. Cela suppose que c’est un levier qu’il est impératif d’actionner pour se frayer un chemin vers l’émergence à la base. A cela, il faut ajouter la promesse faite par les autorités en charge de la décentralisation. Il faut que le transfert des ressources aux communes soit réellement ébauché. Mais il est primordial que cette volonté soit entourée de minimum de garanties. Mieux, il faut que cela requiert une organisation méticuleuse emprunte de professionnalisme, seule gage d’une assurance que les fonds ou ressources transférés vont bénéficier d’une gestion hors paire. Etant donné que le développement ne connaît pas les susceptibilités politiques, il n’est pas une exagération de dire monsieur l’Ige allez-y !

Pas encore des commentaires, Commenter ou Ping

Repondre à “Descente de l’Ige à la mairie de Cotonou : Jacques Alidou Koussé ne doit pas lâcher l’affaire”