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Afrigator

Livre de la semaine : « L’Esclave » de Félix Couchoro

Etude synthétique de l’œuvre

« L’Esclave », ouvrage publié en 1929 comprend une introduction d’Yves Emmanuel Dogbé, une préface de l’auteur, deux grandes parties subdivisées en sept chapitres de dimensions variables. L’auteur y est le narrateur du récit et relate chronologiquement les événements. Mais il a souvent recours au flash-back, à l’anticipation au suspens comme technique privilégiée de narration. C’est l’histoire d’une famille traditionnelle composée d’un père de famille polygames, ses femmes et ses enfants, puis d’un esclave hébergé par son feu père qu’il entretient comme son propre frère. En effet, Komlangan décide de se prendre une nouvelle femme. Ce mariage eut lieu à la traditionnelle avec tous les rituels et dépenses propres aux traditions. La nouvelle répondant au nom d’Akoêba est une très belle femme convoitée par tous. Profitant de la considération dépassée de fraternité que Komlangan accorde à l’esclave Mawoulawoê, ce dernier se met à entretenir des relations lourdes et soupçonneuses avec la rose de la cour de Komlangan. Plus de doute, Mawoulawoê commet l’adultère avec la femme de son maître jusqu’à réussir à lui faire un enfant.

Evitant les réactions, les deux infortunés se livrent à des homicides, empoisonnant tout ceux qui représentent des témoins gênants comme Komlangan, Dansi et Koffiwa. Les conséquences de l’inceste, du crime se poursuivent. Par la suite Akoêba meurt après avoir raconté dans l’agonie l’histoire de la vie sale qu’elle a menée avec Mawoulawoê. Ce dernier mourra après avoir attenté à maintes reprises à la vie du fils aîné de Komlangan nommé Gabriel venu du Congo après la mort de son père. Le fils aîné assure la renaissance et la prospérité de la famille. Quant à l’étude des personnages, deux groupes constituent cette étude : les bons : Komlangan, la mère de Kodjo, Gabriel ; Koffiwa. Les mauvais : Mawoulawoê, Akoêba, Dansi. Ces personnages sont les plus importants dans la trame du récit. Notre étude a épargné d’autres qui en sont accessoires.

Repère thématique

Dans ce livre plusieurs thèmes développés sont liés à son contexte de parution dans la période colonial : l’ambition et la haine. L’héritage, la polygamie, les séquelles de la tradition, la jalousie, la cruauté, le culte de la droiture. C’est enfin un ensemble de thèmes visant à critiquer par endroit, les traditions africaines et qui visent à montrer aux colonisateurs que els noirs ne sont pas que des sauvages et des sanguinaires. D’autres vertus se cultivent.

Lisez, relisez et vous comprendrez mieux l’histoire !

Réalisation : Cyrille Tossou

13 Commentaires, Commenter ou Ping

  1. Josué ABODE

    Bonjour j’aimerai que vous m’envoyer la présentation et l’étude des personnages du roman l’Esclave. merci.

  2. LISSANON DESMOND

    J’apprécie cette étude synthétique. Cependant, j’aimerais un développement synthétique sur les thèmes essentiels que développe ce roman

  3. hanse

    j aimerais que vous m envoyer l etudes des personnages du livre esclave de felix couchoro

  4. je veux l’affiche de la page svp

  5. MAMA

    j’aimerai avoir un developpement respectant un plan du theme :ambition et la haine dans l’esclave de félix couchoro.

  6. christophe

    j’aimerai un developpement du théme l’ambition et la haine

  7. je veus les différents personnage du roman l’esclave de félix couchoro et leurs roles

  8. Emeric HOUANGNI
    Salut! j’aimerais juste avoir le role de mawulawoê dans ce roman
    MERCI

  9. HOUNYOVI TINESSE

    Salut ! je veux une introduction, un résumé, les personnages et leurs rôles, les thèmes abordés, et la conclusion du THEME : LA FORCE DU SANG du chapitre III de la deuxième partie de l’oeuvre  » L’ESCLAVE » de Félix COUCHORO.

  10. AGBAHOUNGBATIN stanislas et AHLIVIDE haerios

    J’apprecie vraiment ce roman mais j’aimerais bien en savoir sur la megalomanie de FELIX couchoro

  11. J’aimerais savoir des informations sur la vengeance dans l’esclave

  12. ELPIDE Abel

    j’apprécie fièrement ce roman de Félix couchoro

  13. Odunlami Luc

    L’Esclave de Félix COUCHORO
    L’Auteur : Félix COUCHORO
    Romancier, nouvelliste, essayiste et scénariste, Félix COUCHORO est né au Dahomey en 1900 et ilest mort au Togo en 1968. Félix COUCHORO s’est volontairement écarté des courants traditionnels de la Littérature négro-africaine de son époque telle quelle est connue aujourd’hui. Son œuvre,riche d’une trentaine de titres dont Gangsters et policiers, L’Homme à la Mercedes-Benz, Les Gens sont méchants ou encore Sinistrés d’Abidjan reste encore méconnue. Félix COUCHORO appartient tant à la littérature togolaise que béninoise.Survol biographique : Naissance le 30 Janvier 1900 à Ouidah dans l’actuel Bénin – 1904 : Il rentre à l’école catholique de Grand-Popo – De 1927 à 1939 : Il travaille à la SCOA de Grand-Popo – 1929 :La Dépêche Africaine publie
    L’Esclave
    à Paris – 05 Avril 1968 : Il meurt à Lomé.
    Le livre : L’Esclave
    La particularité de l’œuvre

    : Débuté en 1924
    L’Esclave
    est la première œuvre de Félix COUCHORO publiée en 1929.
    L’Esclave
    est le troisième livre de la Littérature négro-africaine d’expression française après Les trois Volontés de Malic (1920) écrit par Amadou Mapaté DIAGNE et ForceBonté (1926) de Bakary DIALLO.
    L’Esclave
    est un roman de 276 pages.

    Fiche personnelle du livre L’Esclave de Félix COUCHORO Page 2
    Situation spatio-temporelle
    :
    Le roman se déroule dans un village situé non loin du fleuve Mono etappelé Hountigomè. Il se déroule sur cinq ans environs durant la seconde moitié des années 1920.Extraits de l’introduction d’Yves-Emmanuel DOGBE :

    «
    … un tel roman était destiné essentiellement au public européen, donc tourné vers un monde extérieur à l’Afrique profonde. Il n’était nullement inspiré du militantisme libérateur et décolonisation de la négritude afro-américaine et sera relégué par la suite aux oubliettes à cause de cette démarcation. Au sein des romanciers pionniers,Couchoro était d’une originalité remarquable, même par sa fécondité. Par delà sa vision de l’action missionnaire dans les populations africaines, dont l’influence transparaît dans les dernières pages de L’Esclave, et son appréciation de la colonisation considérée comme « un acte de charité qu’à un moment donné, une nation supérieure doit aux races déshéritées », il avait à cœur l’édification d’une Afrique cohérente et prospère. La finalité qu’il déclarait assigner à son œuvre était de contribuer à l’entente entre les peuples africains, et à l’équilibre social et culturel, en exorcisant les démons du vice et des travers destructeurs de cet équilibre par la moralisation, d’une morale somme toute plus africaine que chrétienne. … Son œuvre reste aujourd’hui plus que jamais actuelle et pertinente.
    »Remarques personnelles
    :
    EDITION – Le livre que nous avons obtenu a été édité par les EDITIONS NETO. Nous avons noté un nombre impressionnant de fautes de frappes et d’omission de mots.Une œuvre aussi importante devrait faire l’objet de plus d’attention. CONTENU DU LIVRE – Le livre est riche en descriptions de la région du Mono mais également des mœurs de l’époque : les convenances, les habitudes, la polygamie, les modes d’héritage … PROPRIETE INTELLECTUELLE – L’auteur est mort en 1968 et selon la législation en vigueur le Livre
    l’Esclave
    entrera dans le domaine public à partir du 05 Avril 2018 … dans 7 ans, 50 ans après la mort de l’auteur.
    L’ESCLAVE : RESUME ET EXPRESSIONS
    PREFACE Page 11 -
    « Coulant du Nord au Sud vers l’océan, le Mono sert de limite, dans sa plus grande partie et sur un assez long parcours, entre le Togo et le Dahomey. »
    Est-ce encore le cas ? Plus tout à fait.Page 12 –
    « Et parfois, le Mono charrie, dans ses tourbillons, dans ses cruels tourbillons, au milieu d’un bruit de tonnerre, des cadavres humains. »
    Le fleuve Mono tueur d’hommes.Page 14 –
    « Jadis, échappés de la nuit des temps et partis à la conquête du monde, le Gaulois et le Germain se retrouvaient sur les berges opposées du Mono, d’où face à face, ils se tendaient la main et se partageaient dans un magnifique voisinage quelques terres de l’Ouest africain. … les deux pavillons clapotaient au souffle de la brise … Mais un grand souffle passa ! Souffle plus puissant que le souffle de la brise du Mono ! L’un des deux puissants pavillons s’abattit avec un fracas épouvantable. La pauvre étoffe, faite de trois bandes, se déchira aux ronces. … Et maintenant, là-bas, au-delà du Mono, ce n’est plus le Germain ! Un autre Gaulois se dresse, magnifique, avec, sur ses lèvres, le sourire du conquérant ! Et les deux voisins, désormais frères, se tendent la main par-dessus l’invisible haie de mitoyenneté qu’est le Mono ! »
    Référence faite ici à la perte du Togo germanique suite à la première Guerre Mondiale.

    Fiche personnelle du livre L’Esclave de Félix COUCHORO Page 3
    PREMIERE PARTIE
    - Je la nommerai «
    La mort de Komlangan
    ». Cette partie compte sept chapitres :Une nuit de noces, Lendemain de noces, Le Tam-tam, Après les fêtes, Et l’Amour vint, Coups de foudre, Fratricide.
    Acheté à l’âge de huit ans dans un marché d’esclaves, Mawoulawê (Dieu pourvoira) a été parfaitement intégré dans sa famille d’accueil au point qu’à la mort de son maître il revendique une part de l’héritage. Entre « le fils de l’argent » Mawoulawê et « le fils de sang » Komlangan une sourde tension s’instaure. Par haine et par concupiscence,Mawoulawê l’esclave, se vengera de son frère héritier en commettant un adultère avec laquatrième et dernière femme de ce dernier. L’adultère est découvert et tous ceux qui détiennent le secret sont éliminés uns à uns jusqu’à Komlangan lui-même.
    CHAPITRE I : Une nuit de noces Page 20 -
    « Dans l’herbe humide de rosée, se font entendre les petits cris des mille artistes de la nuit : minuscules insectes que douze heures de chant continu ne fatiguent pas, dont la musique monotone accompagne le pas pressé du cultivateur attardé, traversant la nuit pour regagner sa chaumière. Par moments, des lueurs scintillent dans l’herbe, vives et phosphorescentes : ce sont des vers luisants. Chaque clan déploie ses dons. Pendant que les insectes musiciens peuplent la nuit de brousse de leurs accords, d’autres humbles créatures la percent de leurs feux étincelants ! ».
    Le festival de sons et lumières des insectes dans la brousse.Pages 23 & 24 -
    « Ma fille, tu pars de chez nous pour aller vers ton mari. Tout le monde n’a point la faiblesse d’un père, ni l’affectueuse indulgence d’une mère que tu trouves ici, chez nous. Te voilà avec un mari avec qui ton inexpérience de jeune fille va vivre la vie de tous les jours. Soit toute obéissance, tout respect, tout amour ! Si tu aimes ton mari, comme ta mère et moi en avons la ferme conviction, les inévitables difficultés de la vie à deux te seront aplanies. Pars ma fille.Surtout respecte celles qui t’ont précédée dans le cœur de ton mari : elles ont droit à ce respect, car elles ont l’âge de ta mère et pourraient te dire : « Ma fille ! » Pars, que dieu soit avec toi ! que les âmes de nos pères te servent de guides ! que les dieux t’accompagnent ! … Je te bénis ; ta mère te bénit ; tous les absents te bénissent ! Pars et va en paix ! ».
    Propos d’un père à sa fille qui va se marier.CHAPITRE II : Lendemain de noces CHAPITRE III : Le Tam-Tam CHAPITRE IV : Après les fêtes CHAPITRE V : Et l’Amour vint CHAPITRE VI : Coups de foudre CHAPITRE VII : Fratricide

    Fiche personnelle du livre L’Esclave de Félix COUCHORO – Page 4
    DEUXIEME PARTIE
    - Je la nommerai «
    La mort des criminels
    ». Cette partie compte également sept chapitres : Droits d’héritage, La mère de Kodjo, La force du sang, Encore l’Amour, La voix d’Outre-Tombe, Justice !, Dans le renouveau.
    Komlangan éliminé, Mawoulawê peut désormais hériter librement des biens qu’il enviait à son frère en l’absence du fils aîné de celui-ci. Akoêba, la femme adultère, donne naissance à un enfant officiellement de Komlangan mais qui ressemble à son vrai géniteur Mawoulawê. Gabriel, le fils aîné de Komlangan revient au village et reprend ce qui luirevient de droit : les biens de son père. Mawoulawê tente de l’assassiner mais en vain :« la force du sang » est trop forte. Akoêba tombe de nouveau enceinte et en l’absence de son mari défunt se laisse convaincre par Mawoulawê, l’auteur de la grossesse, qu’il ne faut pas laisser ce nouvel être venir au monde. En tentant d’avorter elle trouvera la mort. Elle livrera les terribles secrets qu’elle partage avec Mawoulawê devant tout le monde, sur son lit de mort. Mawoulawê, imbibé d’alcool pour noyer le chagrin et les remords, se suicide. L’histoire se termine quelques mois plus tard sur une teinte de gaieté festive qui laisse entrevoir des lendemains meilleurs pour la famille ainsi épurée : le Renouveau.
    CHAPITRE I : Droits d’héritage Page 157 -
    « L’un était un esclave, de basse condition, un parvenu, un usurpateur.L’autre, l’épouse, la maîtresse de maison, qui se voit privée de ses droits par l’incompréhensible coutume qui veut que les droits d’héritage appartiennent au fils de l’argent au détriment des fils du sang. »
    Page 157 -« L’humble rivière murmurait au torrent impétueux de ne point oublier qu’un simple filet d’eau avait été sa source ».CHAPITRE II : La mère de Kodjo Page 171 -
    « Un proverbe indigène dit : la tige de la fraternité ploie, mais ne rompt pas. »
    .Un proverbe similaire dans une autre contrée du Togo dit : « Les frères ne se mangent pas jusqu’aux os ».CHAPITRE III : La force du sang CHAPITRE IV : Encore l’Amour CHAPITRE V : La voix d’Outre-Tombe CHAPITRE VI : Justice ! Page 250 -
    « Des mets aussi avaient été envoyés de presque toutes les maisons du village ; ceux qui ne pouvaient envoyer des victuailles avaient donné de l’argent. C’était là, la manifestation matérielle de la part que l’on prenait à l’affliction des personnes en deuil. »

    Fiche personnelle du livre L’Esclave de Félix COUCHORO – Page 5
    Page 251 -
    « Le Remords ! Petit rien que méprise l’homme dans son orgueil et dans sa confiance en soi, mais qui, le mal fait, se transforme en une gigantesque pieuvre aux formidables tentacules, en un monstre effrayant.»
    Page 253 -
    « Nous avons cherché dans le va-et-vient de tous les jours un dérivatif à notre douleur ».
    CHAPITRE VII : Dans le renouveau
    PRINCIPAUX PERSONNAGES

    KOMLANGAN – Fils héritier du maître, époux d’Akoêba, tué par Mawoulawê.

    MAWULAWE – Esclave jaloux et adultère, plusieurs fois meurtrier dans le roman.

    AKOEBA – Femme adultère de Komlangan , meurtrière de DANSI, morte en tentant d’avorter.

    DANSI – Femme de Mawoulawê ayant percé le secret et tuée par Akoêba.

    KOFFIWA – Confidente de Dansi ayant entendu le secret et tuée par Mawoulawê.

    GABRIEL – Fils aîné de Komlangan et héritier des concessions.

    KODJO – Petit frère de Gabriel. Un grand soutien pour sa mère.

    LA MERE DE KODJO – Première femme de Komlangan.Un roman palpitant que je vous invite à découvrir !
    (*) Pourquoi avoir mis sur la maquette du livre un homme de race blanche avec des esclaves ?L’esclavage dont il s’agit dans ce roman est un esclavage entre personne de race noire.

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